Jean Pierre, dans sa casse auto, entre bidon, caisse et courroie se souvient.
Avant, il n’aimait pas le jazz, mais il y a eu cette poignée de main improbable avec Miles Davis, dans les coulisses du concert de Montreux, qui changea tout : Ce fut un grand moment !

Aujourd’hui ses pots d’échappement, ses bielles et pistons sont devenus les instruments de sa métamorphose ! Qu’est-ce qui a pu l’emmener à s’ouvrir à l’univers sonore de la casse, à la trompette de Miles, à la vie tout simplement ?

Cette pièce, au-delà de l’histoire de ce mécano et de l’évocation du roi du jazz en Europe dans les années 50, est un témoignage de ce que la musique et la rencontre avec des artistes « vrais » ouvrent en chacun de nous : touchante, drôle, universelle, une histoire que nous avons tous vécu d’une certaine manière un jour.

Entre sons, mots et notes, le jeu authentique du Michel Bordes, la mise en scène rythmée et rythmique de Kamel Bénac, les lumières subtiles de Benjamin Barbet rendent le propos d’Henning Mankell captivant.